Épisode 25 L'information et la défense des acteurs de complément

Bonjour à toutes et à tous.

Cela fait plus de 4 ans maintenant, c’était le 10 décembre 2008, l’A.C.I.A
(Association des Comédiens et Intervenants Audiovisuels) voyait officiellement le jour.

L’objectif premier était la lutte pour l’application de la Convention collective de l’audiovisuel (IDCC 2642) que l’on s ‘était vu imposer par les organisations patronales de producteurs pour la télévision, avec comme conséquence la plus directe une baisse plus que marquée de nos salaires, mais ça vous l’aviez bien sûr remarqué.
Très rapidement, nous nous sommes rendu compte que le combat allait être intense.

Nous avons appris les textes. Nous avons appris plus précisément, à « décortiquer » les textes. Depuis cette date, nous tentons jour après jour de les faire appliquer.
Nous vous avons rappelé régulièrement que votre journée de travail commence à l’heure de convocation et non pas à l‘heure du P.A.T, comme certains voudraient nous le faire croire. Il faudrait une bonne fois pour toutes que cela soit intégré par nos employeurs.
Vos journées de travail sont de 8 heures effectives plus 1 heure pour la pause repas, non comptabilisable comme temps de travail effectif. Cela veut dire que 9 heures après votre convocation vous êtes en dépassement.
S’il doit y avoir des « heures sup », ce sont donc des heures de dépassement journalier. On vous les doit bien évidement…
Il en est de même, sauf quelques petites subtilités, pour le cinéma.

Afin d’être entendu par nos employeurs, il nous a donc fallu nous encarter dans différents syndicats habilités pour les négociations mixtes paritaires avec ces employeurs et l’État.
Si nous n’avions pas été présents autour de la table lors de différentes réunions, les actrices et acteurs de complément auraient tout simplement été éjectés du projet actuel de Convention collective du cinéma. Les répercussions en auraient été désastreuses. Plus de convention collective, plus du tout de grille de salaires. Plus de grille de salaires, c’est tout simplement le SMIC pour tout le monde, soit des cachets à 75.44€ (à l’heure ou vous lisez ces lignes).

La D.G.T (Direction Générale du Travail) nous a alors fait une proposition : rédiger un projet de convention collective pour les actrices et acteurs de complément. Les choses malheureusement ne se faisant pas toute seules, nous nous sommes mis au travail une fois de plus et avons abouti à un projet après 20 mois. Cela n’est qu’un projet, déjà soumis aux organisations patronales, et croyez nous, il n’est pas facile d’être en face de nos employeurs.

Nous avons aussi beaucoup œuvré en amont pour certains décors auprès des producteurs, ce qui permettait d’appliquer le fameux « principe de précaution » : pas très spectaculaire, certes, mais relativement efficace.
Certaines de nos autres actions ont été beaucoup plus remarquées puisque rétroactives. Il est arrivé à de nombreuses reprises que des rectifications de vos salaires soient apportées quelques semaines, voire quelques mois après vos journées de travail.

Nous n’allons pas ici dresser un « tableau de chasse », mais quelques chiffres tout de même s’imposent. Notre première grosse action voyait rectifier 249 cachets avec une moyenne de 80€ net par personne. Puis ce furent des rectifications pour 120 cachets, 60 cachets, 80… 30… 210… parfois moins, 18… 10. A chaque fois, si cela a été possible, c’est grâce à vos remontées d’informations.
Il est arrivé aussi que pour des raisons X ou Y, nous ne sommes malheureusement pas parvenus à nos fins. On ne gagne pas à tous les coups…

Nos activités ont débordé, vous l’imaginez bien, vers bon nombre d’autres problèmes.
Vous avez fréquemment fait appel à nous pour de multiples questions au sujet d’autres interrogations que vous vous posiez. Nous avons tenté de vous répondre au mieux, dans les délais les plus courts.
Si parfois nous n’y sommes pas arrivés, ne nous en veuillez pas, ce n’est jamais faute d’avoir essayé !

Dans un tout autre domaine, en avril 2012, suite au paramétrage inadapté du logiciel de paie d’un prestataire de service, nos A.E.M se voyaient créditées de 8 heures, et non plus de 12 heures, soit un cachet isolé. Une fois de plus il y avait péril en la demeure. Après 2 mois et ½ de pressions quasi quotidiennes auprès des ce prestataire et grâce aussi à la bonne volonté de celui-ci, une rectification était apportée et une information diffusée par ses soins à ses clients (nos employeurs).
Nous ne nous posons pas en sauveurs, mais si cette situation avait perduré, les implications en auraient été catastrophiques.
Il vous aurait fallu pour boucler vos heures 64 cachets au lieu de 43…

Nos informateurs c’est vous…
Nous avons mis en place, sur notre site le document « rapport de tournage » pour que vous puissiez nous faire remonter des informations dans l’anonymat le plus complet. Le « black-listage », malgré sont interdiction totale par la loi restant une pratique courante, il nous fallait impérativement procéder de la sorte.
Nous avons appris avec le temps et mis en place des procédures simples mais, nous l’espérons, les plus efficaces possibles. Lorsque pour des abus sur un tournage, nous n’avons qu’un seul témoignage, nous n’agissons pas car nous avons pour principe le recoupage systématique des informations : nous devons toujours être crédibles.
Chacun de vos rapports de tournage, même s’il n’est pas suivi d’effet, n’est pas pour autant jeté aux oubliettes, bien au contraire. Retrouvant film après film pratiquement les mêmes employeurs, cela nous sert à plus long terme. Les récidivistes, producteurs ou chefs de file, maintenant nous les connaissons. Chaque fois qu’ils entament un nouveau projet, nos signaux d’alerte se mettent donc instantanément au rouge. Nous aussi nous avons notre liste de vilains petits canards.

Nous vous souhaitons, à toutes et à tous, une très belle année 2013.
Pour notre part, un des vœux les plus chers que nous formulerions pour 2013 serait de voir la disparition de l’A.C.I.A, cela voudrait dire que nous ne rencontrerions plus aucun problème sur les plateaux.
Restons malgré tout vigilants et lucides, la route reste encore longue et tortueuse même si un long chemin a déjà été parcouru.

Épisode 14 L'information et la défense des acteurs de complément

Bonjour à toutes et à tous.

L’épisode 13 avait pour thème une charte de bonne conduite et de respect mutuel entre
les productions télévision et les acteurs de complément.

La bonne conduite étant une notion on ne peut plus floue au regard de nos employeurs,
il nous reste le respect.
Parlons en !!!

La première chose mise en place par nos soit-disant partenaires sociaux de l’u.s.p.a,
est une insulte totalement inacceptable sous forme d’une « proposition de grille de salaires »

Exemples :
– la journée de travail de 8 heures à 72,64 €
– le demi cachet de 4 heures à 47,22 €

Une nouvelle humiliation, un nouvel outrage nous est fait.

Une fois de plus on voudrait nous imposer une baisse significative de nos rémunérations.

Peut-on décemment rester muet à cette nouvelle provocation ?
Peut-on décemment rester sans réaction ?

Jusqu’à combien vous estimez-vous ?
La question est maintenant posée.

Épisode 13 L'information et la défense des acteurs de complément

L’A.C.I.A existe maintenant depuis décembre 2008.

Nous avons été présents à chaque instant de manière et de façon différente.
Chaque fois qu’il nous a été possible d’intervenir, soit préventivement, soit directement sur les plateaux, soit rétroactivement auprès des productions, nous étions présents.

Nous travaillons au quotidien en partenariat très étroit avec les différents syndicats de notre profession, ce qui nous amène au sujet principal de cet Épisode 13.

Après plusieurs mois de travail, de rencontres, et avant les négociations salariales de l’été 2010, une charte est en passe d’être signée entre les syndicats des acteurs de complément et le syndicat des productions audiovisuelles « U.S.P.A » accompagnée d’un contrat type.

Avec l’accord des différentes parties en présence, nous vous soumettons ce texte afin de pouvoir recueillir vos impressions, réflexions et suggestions.

La boîte mail de l’ A.C.I.A. prend donc aujourd’hui toute son importance.
Certes, nous ne pourrons pas répondre personnellement à chacune et chacun d’entre vous, mais sachez que toutes vos remarques seront entendues et prises en compte.

Vous trouverez ci-dessous le projet de cette charte »
Lisez le attentivement. Les paragraphes en (italique) sont nos propres commentaires.

Acteurs de complément :
Charte des bonnes pratiques en production audiovisuelle

L’intervention des acteurs de complément, en particulier sur les plateaux de fiction TV (La convention collective de l’audiovisuel concerne aussi les émissions de télé, cette charte est destinée à la fiction), se déroulera d’autant mieux que la production et tous les personnels impliqués dans leur recrutement seront attentifs aux conditions de conclusion et d’exécution de leur contrat de travail.

Les partenaires sociaux ont réuni dans la présente charte les recommandations à suivre pour atteindre cet objectif.

Ils rappellent ici que les acteurs de complément sont couverts par la convention collective nationale de la production audiovisuelle. Ils bénéficient par conséquent des mêmes garanties que les autres salariés couverts par cette convention, notamment les dispositions concernant les jours fériés, les heures de nuit, le travail du dimanche, les indemnités de déplacement et les heures de dépassement. (Cette charte précise aux productions mal informées comment établir nos fiches de paye)

1°) Information et convocation des Acteurs de complément

Les acteurs de compléments doivent connaître les conditions financières et pratiques de leur engagement dès la convocation : montant et nature de la prestation, lieu de travail, indemnisation du transport, horaires prévus pour le travail, costumes, fourniture du repas le cas échéant.

La journée de travail commence à l’heure de convocation (finie la prépa non rémunérée avant le PAT) et se termine au plus tard au moment où est déclarée la «fin de journée» (La fin de journée est encore en négociation pour les films en costume) sur le tournage. En fonction des particularités du tournage, les acteurs de complément seront convoqués au plus près du PAT. Éviter de convoquer les acteurs de complément très en avance : les temps d’attente inutiles génèrent des heures supplémentaires, de la fatigue et des surcoûts.

2°) Nature de la prestation des Acteurs de complément

Le figurant est un acteur – ou une actrice – dit « de complément » dont la présence à l’image revêt un caractère complémentaire ou accessoire à l’histoire.

La silhouette est un acteur – ou une actrice- de complément dont le personnage doit, pour les nécessités de la mise en scène, ressortir dans le champ de la caméra. La silhouette peut être amenée à dire quelques mots sans que sa prestation change de nature : la grille de salaires en fixe à deux répliques le nombre maximum.
La réalisation doit respecter cette limite et proscrire les changements de dernière minute dont la conséquence est l’inadéquation du contrat de travail avec la prestation fournie. Cette inadéquation est toujours source de difficultés de gestion et souvent de contentieux. Ainsi, les réalisateurs et leurs assistants doivent faire connaître leurs intentions avant que la prestation ne soit réalisée s’ils veulent faire changer un Acteur de complément de statut sur le plateau, afin que le représentant de la production ait pu établir un accord avec l’intéressé et transformer son contrat en contrat d’Artiste Interprète le cas échéant.

La doublure lumière est un acteur –ou une actrice- de complément qui permet la mise en place et le réglage de la lumière mais dont l’intervention n’est pas requise pendant les prises ; il/elle n’apparaît donc pas à l’image.

3°) Contrat de travail et convention collective

Dans la mesure du possible, la production favorise l’embauche d’acteurs de complément professionnels, notamment en publiant toutes les offres au service public de l’emploi des artistes, s’il existe.

Le contrat de travail doit être signé par l’intéressé au plus tard le jour de son engagement. Pour être pratiquée sur l’assiette des cotisations de sécurité sociale et de retraite complémentaire, la déduction forfaitaire spécifique (DFS) de 25% doit être demandée par l’acteur de complément. Le contrat de travail doit alors le préciser et être complété le cas échéant par une mention manuscrite. (En demandant l’abattement vous percevrez un peu plus, mais cotiserez moins, tant pour le chômage que pour la retraite et les autres charges sociales la nouveauté : c’est le salarié qui en fait la demande et non plus la production qui l’impose).

L’employeur vérifie que l’acteur de complément est à jour de sa visite médicale, ce dernier se présentant avec la copie du certificat d’aptitude. (Il n’y a pas eu moyen de créer une carte professionnelle, ce point de la convention collective indique que seul un professionnel à jour de la CMB peut travailler).

La journée de travail couvre la durée du service convenue au contrat et dans le respect des règles de la convention collective. Le moment précis où la pause repas d’environ une heure doit être prise n’est pas encadré par la Convention collective. La pause repas n’est jamais considérée comme du temps de travail effectif. (Lors des négociations de cette charte, le collège salarial a souhaité rapprocher le statut de l’acteur de complément de celui de l’artiste; en effet nous sommes bizarrement rattachés à la convention des « techniciens » et non pas à celle des artistes interprètes. La notion de service comme au théâtre nous place en situation d’artiste et permettra dans le futur d’avoir des fiches de paye sans notion de temps de travail, mais de forfait de service, plus en phase avec le calcul de cachet du pôle emploi).

S’il souhaite utiliser son véhicule personnel pour se rendre sur son lieu de travail, l’acteur ou l’actrice de complément vérifie que son assurance est conforme à la formule « tous trajets ». (Nous n’avons pas obtenu que les productions prennent en charge l’assurance voiture lors des covoiturages).

Un exemple de contrat de travail est annexé à la présente charte, comportant des conditions particulières et des conditions générales.

Les acteurs de complément sont payés en cachets. Le montant du cachet varie en fonction de la durée du service. La conversion en heures des cachets n’appartient pas à l’Employeur mais relève des différents organismes sociaux.

Exemple de service pour une journée de figuration moins de 30 personne au tarif actuel (juin 2010)

– service de 8 heures =                                                    82.02€
– service de 4 heures 82.02 x 65% =                               53.31€
– service de 9 heures 82.02 + (82.02 / 8×25%) =             94.84€
– service de 10 heures 82.02 + 2 x (82.02 / 8x 25%) =  107.65€

(L’ensemble des syndicats présent n’a toujours pas réussi à faire sauter la demi journée; au moins les productions qui souhaitaient l’utiliser pour 5 heures ne pourront plus le faire. La demi journée reste pour l’instant d’actualité à la demande des producteurs d’émissions télé pour des figus de courte durée, les producteurs de fiction présents indiquant qu’ils n’y auront pas recours pour leurs fictions. On veut bien les croire, mais rien n’empêcherait d’autres producteurs d’appliquer la demi-journée en fiction. A suivre donc…)

4°) Restauration

• Cantine :
En principe, les acteurs de complément bénéficient de la cantine dans les mêmes conditions que les techniciens.
S’ils sont en grand nombre et qu’il n’existe pas de lieu de restauration à proximité, la production doit organiser leur restauration.
Si l’accès à la cantine du tournage s’avère impossible et qu’ils sont convoqués pour une journée de travail, les Acteurs de complément perçoivent une indemnité sur la même base que les autres personnels de tournage et dans les limites d’exonération admises par l’URSSAF comme le prévoit la convention collective.

En présence de conditions particulières pour l’organisation de la journée de travail (par exemple une journée mixte où les acteurs ne travaillent que jusqu’à la coupure), les acteurs de complément seront informés, dès la convocation, si le repas est fourni par la production.

• Table régie :
Les acteurs de complément ont accès à la table régie sur les tournages de fiction. En présence d’un grand nombre d’acteurs de complément, une table spécifique sera installée.

5°) Relations humaines

Quel que soit le nombre d’acteurs de complément recrutés sur un tournage, les manquements aux règles élémentaires de politesse et de convivialité ne seront tolérés en aucun cas. Il appartient à l’employeur ainsi qu’à ses représentants de veiller à l’application rigoureuse de la présente charte, ainsi qu’aux règles de savoir-vivre sur un lieu de travail. (Un peu de respect,SVP)

Épisode 12 L'information et la défense des acteurs de complément

Les dossiers de royalties

Saviez-vous que chaque fois qu’un programme de fiction télé est rediffusé,
si vous avez eu un rôle, même petit, voire très petit, et que votre nom apparaît au générique de ce programme, vous êtes en droit de toucher un complément de salaire payé par la chaîne concernée ?
Cette somme même si elle n’est pas énorme, n’est pas négligeables, et surtout s’additionne aux droits ADAMI.

Il devient donc primordial à nos yeux que dans la convention collective u.s.p.a, disparaisse
cette soit-disant « silhouette pouvant dire jusqu’à 2 répliques », pour la ridicule somme globale de 123.02€ brut, en lieu et place d’un véritable contrat de comédien… …

Autre sujet : les horaires !!! !!! !!!

Une fois de plus, il nous paraît important de vous rappeler que pour la télévision, vous devez à votre employeur 8 heures de travail à partir de l’heure de convocation « article VI.1 » plus 1 heure pour le repas, n’étant, elle, pas considérée comme du temps de travail effectif. A partir de la 9ème heure, vous êtes donc en heures de dépassement journalier « article VI.8.4 »
Pour une convocation à 8 h du matin, vous êtes donc en heures sup à partir de 17 h,
avec évidemment une majoration de 25% de l’heure « article VI.8.4 »
D’autre part, les abus se multiplient en ce qui concerne les horaires de nuit.
A cette période de l’année, votre nuit commence à 22 h.
Chaque heure passée après 22 h fait donc l’objet d’une majoration de 25% « article VI.10 »

Chaque information peut être vérifiée soit sur notre site
soit sur le site officiel du gouvernement www.legifrance.gouv
(Convention collective de l’audiovisuel du 13 décembre 2006 « en vigueur étendue » : IDCC : 2642)

Épisode 11 L'information et la défense des acteurs de complément

Bonjour à toutes et à tous

Aujourd’hui, point de chimère, ni de cerbère à chasser.
Non, aujourd’hui ces quelques lignes seront entièrement consacrée à la présentation du site internet de l’association.

www.aciafrance.org

En effet, le site de l’Acia est en perpétuelle évolution.
Vous y retrouverez des informations sur vos droits Assedic.
Sur les délais qui vous sont accordés pour garder votre statut.

Mais ça n’est pas tout, les conventions collectives « cinéma, télévision, mannequin » y sont présentes ainsi que les tarifs afférents.

Il nous semblait également judicieux de vous proposer un sondage (sur les différents sites d’annonces de casting)
Vous avez donc la tendance en relation directe avec l’opinion générale.
Mais vous pouvez également apporter votre pierre à l’édifice en votant vous aussi.

Essayant de faire vivre ce site au quotidien, vos propositions et suggestions de rubriques sont les bienvenues.

Nous ne pouvons nous quitter sans quelques nouvelles du front malgré tout.
Nous avons en partenariat avec le S.N.A.C.C.T, mené une action sur le tournage d’une publicité pour laquelle les acteurs de complément étaient rétribués avec un bon d’achat de 40.oo€…
Tombant directement sous le coup de l’article L8221-5 du code du travail, traitant
« du travail dissimulé », l’inspection du travail effectuait alors une petite visite amicale, proposant gentiment la régularisation de l’ensemble des personnels.

Cible suivante, les heures supplémentaires et les tenues « chic…. » le tout pour 68,53€
Ce jour-là ce fut fromage « et » dessert pour la production.

Demain se sera pour eux pain sec et eau claire.

Épisode 10 L'information et la défense des acteurs de complément

Est-ce possible ?

La réponse est oui bien évidemment.
Le maître mot « Unité »
C’est peut être un concept un peu ringard, mais c’est peut être également par là que passe la solution…

L’objectif premier de cette lettre d’information n’est pas cependant celui-ci.
Nous vous invitons à vous rendre sur notre site.

Vous trouverez en page d’accueil le procès verbal d’une petite visite de l’inspection du travail sur le plateau d’un tournage en Normandie.
Ça n’est pas la première fois que cela se produit, et surtout ça n’est pas la dernière.

La chasse aux productions indélicates est désormais ouverte

La procédure est on ne peut plus simple.
Vous nous tenez informé « contact@aciafrance.org » des problèmes rencontrés,
de notre côté, nous prenons contact directement avec les productions, et si cela n’est pas suffisant, le dossier est transmis aux différents syndicats. Attention, nous ne sommes pas non plus un bureau des pleurs. Si le 4/4 n’est pas frais, ça n’est pas non plus très grave !!!

Nous vous parlions en amorce de cet épisode, d’unité…
Le 18 mars 2010, sur le tournage d’une publicité, alors que quelques cascadeurs avaient un cachet de 600€, les acteurs de complément présents, et réalisant exactement la même chose étaient eux payés 160€.
A la mi-journée, après concertation, se retrouvant au pied du mur devant l’unité affichée des acteurs de complément, la production devait passer les cachets de « figuration » à 300€, plus une indemnité de pressing de 50€

N’hésitez jamais à faire valoir vos droits, vous n’en serez pas moins respecté, bien au contraire.

Venez nous rejoindre et participer au cœur de l’a.c.i.a. www.aciafrance.org
Vous pouvez également nous retrouver sur la page facebook « comédien acia »

Épisode 9 L'information et la défense des acteurs de complément

8 heures… 9 heures… 12 heures ????

Qui n’a pas entendu parler de cette vieille légende venant des tréfonds de la préhistoire ?

Il nous semble important et opportun d’apporter quelques précisions à ce sujet.

Pour votre employeur, votre journée de travail ne sera « jamais » de 12heures, sauf si ce dernier évidemment, décidait de vous payer vos heures de dépassement journalier « heures sup »

Sur un tournage pour la télévision, tout comme au pour le cinéma, votre journée de travail est de 8heures dès l’heure de convocation, plus 1 heure de pause déjeuner.
« Le temps accordé au repas n’est pas considéré comme du temps effectif de travail »

Si votre bulletin de salaire n’indique que 8 heures, c’est pour votre employeur, et votre employeur seulement.

La confirmation, s’il en était besoin, nous a été apportée par le service juridique de l’Unedic (ASSEDIC) que chacun de vos cachets sont convertis automatiquement en cachets de 12heures, dès l’instant que ce sont des cachets isolés.
Si vous aviez 5 jours de tournage consécutifs, ou alors 2 jours seulement, mais espacés de plus de 5jours calendaires avec un seul contrat, vos cachets seraient alors groupés.
Ils passeraient donc à 8heures.

Vous pouvez nous rejoindre en téléchargeant votre bulletin d’adhésion à l’A.C.I.A sur notre site.
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Épisode 8 L'information et la défense des acteurs de complément

En tout premier lieu, nous vous souhaitons une très bonne année 2010.

Si quelques semaines se sont écoulées depuis notre dernier épisode, c’est que les problèmes rencontrés sur les plateaux de tournage avaient une légère tendance à la baisse, vous en avez peut-être fait l’expérience.
Ne nous réjouissons pas trop vite, c’est peut-être simplement dû au fait que le travail à énormément régressé. Le nombre de journées de tournage pour les professionnels a largement été revu à la baisse.
Plusieurs raisons à cela nous semblent probables. Mais celle qui l’emporte à nos yeux, est le fait qu’il est beaucoup plus simple d’employer des non-intermittents qui eux ne connaissent pas leurs droits et se retrouvent corvéables à souhait.
Que de discours entendus sur les plateaux, notamment sur
« ce téléfilm japonais » au sujet de la (grande tradition) qui voudrait que l’acteur de complément offre les heures de dépassement journalier « heures supplémentaires »

Comment continuer dans cette voie alors que les tarifs pour la journée de travail se sont effondrés ?
Comment continuer dans cette voie alors que le prénom générique de chacun est devenu Médor ou Rex ?
Comment continuer dans cette voie alors que le « figurant » est cantonné au tonneaux de café et autres 4/4 ?

Le respect mon cher Thénardier, le respect !!! !!!
Un exemple me vient à l’esprit, celui d’ Yves Dufournier.
Nous vous engageons à demander, si vous en avez fait, le règlement de vos heures supplémentaires. Une démarche en ce sens a été mise en route par Yves, avec succès. Vous pourrez retrouver sur notre site le courrier d’ Yves envoyé à « … … … »
Si ce genre de démarches se multiplie, ce M. Thénardier y réfléchira à deux fois au prochain tour.

Erratum Épisode 7 L'information et la défense des acteurs de complément

Afin d’éviter toute ambiguïté, quand nous vous parlons d’une journée de travail de « 8 heures » pour une production de l’audiovisuel (télévision), il faut, bien évidemment, y ajouter « 1 heure » pour le temps de repas.
Vous serez donc en heure de dépassement journalier à partir de la 9ème heure de présence. Votre journée de travail débutant à « l’heure de convocation »

Le travail effectif : (Article VI.1)

Le code du travail définit le temps de travail effectif comme :

Conformément à l’article L 3121-1. alinéa 1er du Code du Travail, la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur et doit se conformer à ses directives, sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles.

Dépassements journaliers : (Article VI.8.4)

Dans le cadre d’un contrat de travail d’une durée inférieure à 5 jours, la convention collective a prévu un mécanisme de majoration pour dépassement journalier à compter de la 9ème heure de travail accomplie au cours d’une journée.

+ 25% pour les 9ème, 10ème et 11ème heures.
+ 50% pour la 12ème heure.

Extraits de la Convention Collective Nationale de la Production Audiovisuelle du 13 décembre 2006 (en vigueur étendue)

Vous pouvez également nous rejoindre sur la page Facebook « Comédien Acia »

Épisode 7 L'information et la défense des acteurs de complément

Bonjour à toutes et à tous

Les négociations avec l’U.S.P.A « Union Syndical des Productions de l’Audiovisuel » ont débuté le 06 novembre 2009.
Une première entrevue a pu se tenir avec les représentants des acteurs de complément.
L’objectif affiché était de mettre sur la table les salaires, ainsi que les conditions de travail de nos amis comédien(ne)s, et acteurs de complément, afin de trouver un accord.

La route est encore longue et pour cette raison, n’hésitez jamais à faire valoir vos droits lors de vos journées de travail.

Au risque de se répéter, votre journée de travail pour une production télévision, n’est que de « 8 heures » et débute à « l’heure de convocation ».
Au-delà vous êtes en heure de dépassement journalier (heures supplémentaires).
Force est de constater que ça n’est pratiquement jamais appliqué.

Il nous faut maintenant également nous pencher attentivement sur les productions pour le cinéma.
Ces 6 derniers mois, bon nombre de problèmes venaient de ce secteur.
Par exemple le salaire de 68,53 €, il faut savoir qu’en aucun cas un salarié ne peut être rémunéré en dessous du s.m.i.c. « 8,82 €/heure », soit 7 heures 1/2 de mise à disposition
(à partir de l’heure de convocation) plus 1 heure de repas.

Notre association reste à l’écoute des problèmes de chacun avec les productions indélicates. Une adresse mail est à votre disposition : contact@aciafrance.org

Vous retrouverez les informations pouvant vous éclairer sur notre site
N’hésitez surtout pas à venir nous rejoindre au cœur de l’A.C.I.A.