Épisode 15 L'information et la défense des acteurs de complément

Bonjour à toutes et à tous.

Comme vous avez pu le remarquer, un temps certain s’est écoulé
depuis notre dernier épisode.
La trêve estivale n’a malheureusement pas été de tout repos.
Deux tendances se dégagent actuellement.

Pour certaines productions télé, le choix est fait d’appliquer le tarif cinéma. Jusque là, rien à redire, sauf que les heures de dépassement journalier ne sont jamais prises en compte donc jamais rétribuées.
Il est encore également pratiqué une différence de tarif entre Paris et province. Chose inadmissible puisque la convention collective est en « vigueur étendue » donc applicable par tous sur l’ensemble du territoire.

Pour le cinéma maintenant.
Comment se fait-il que, une fois de plus, l’application de la convention collective ne soit que partielle.
Les articles respectés sont ceux, et seulement ceux à l’avantage de nos employeurs :
heures de dépassement non payées, heures de nuit idem, indemnités repas simplement absentes ou alors ridiculement basses.
Par contre, en ce qui concerne le fameux 68€53, alors là, ne vous faites aucun souci, il n’est jamais oublié.
On n’ oublie pas non plus de vous dire que votre journée commence à la PAT, alors que cela fait déjà 2 heures que vous êtes présent.
Ne pourrions-nous pas considérer comme l’indique le code du travail  « Article L3121-1 »
que notre journée commence bel et bien à l’heure de convocation ?

Vous pourrez retrouver sur le site de l’Acia un petit document très intéressant édité en mai 2010 par le ministère du travail en collaboration avec le ministère du budget et celui de la culture.
Il traite du travail illégal dans le monde du spectacle vivant et enregistré.
On y parle de l’abattement de 25%, de la rétribution des heures supplémentaires etc, etc…